La Provence
 
Michel Blanc le commissaire
Dans "L’Affaire Dominici" actuellement réalisée par TF1 l’acteur campe un commissaire Sabeille criant de vérité.

Michel Blanc, un commissaire Sabeille interprété d’une manière magistrale. "C’est un rôle particulièrement intense" a-t-il confié - Photo Ange ESPOSITO

A Avignon, juste derrière le Palais des Papes, la petite Place Saint-Pierre vient de se "transporter" à la fois dans les années cinquante et dans le département des Basses-Alpes (les Alpes-de-Haute-Provence aujourd’hui). Un lieu magique, déroutant et émouvant à la fois, qui accueille, le temps d’un tournage, L’affaire Dominici. Un deux fois 90 minutes pour le compte de TF1 que la chaîne aimerait diffuser, si tout va bien, à la rentrée. La réalisation de ce téléfilm a été confiée à Pierre Boutron, l’un des meilleurs metteurs en scène aujourd’hui en France, de théâtre, cinéma et télévision. Il aura le privilège de diriger Michel Serrault qui interprétera le rôle de Gaston Dominici, Michel Blanc qui campera un commissaire Sabeille criant de vérité ainsi qu’une pléiade d’acteurs dont deux journalistes, à savoir Thomas Jouannet et Francis Frappat. Pour la petite histoire, le premier est persuadé de la non-culpabilité de Gaston, le second en revanche est sûr du contraire.
"Un rôle très intense"
Tout le travail de Pierre Boutron s'articule autour du livre de William Reymond, paru en 1997 aux éditions Flammarion, Dominici, non coupable, les assassins retrouvés. Ouvrage qui pose bien des questions, encore aujourd’hui, cinquante ans après le drame. Des écrits aussi qui, selon bien des observateurs, pourraient jouer un rôle déterminant dans la réhabilitation de Gaston Dominici comme le réclame depuis plusieurs années le petit fils de Gaston Dominici, Alain. "Vous savez, ajoute Pierre Boutron, quand le petit-fils de Gaston a demandé au juge, aujourd’hui décédé, de la culpabilité de son grand-père, il lui a répondu: votre grand-père est coupable à 70%! Moi, j’apporte les 30% de la non-culpabilité de Gaston". De son côté, Michel Blanc, alias le commissaire Sabeille, rencontré alors qu’il sortait de l’indispensable séance de maquillage, nous a confié "interpréter là un rôle particulièrement intense". Sur le chemin du Palais, il était difficile de ne pas demander à Michel Blanc s’il était intéressé par le festival et sa Cour d’Honneur. Sans ambages, il nous a répondu, toujours avec le sourire: "Et comment !".

Hervé AUJAMES
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