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Marilyn, le dernier secret. Passer avec la souris sur les photos miniatures pour voir la légende. Cliquez sur les photos pour un agrandissement

Something’s got to give, le dernier film de Marilyn Monroe, ne sera jamais terminé. À 36 ans, la Blonde ultime n’avait jamais été aussi resplendissante, mais la 20th Century Fox prétendait le contraire. Une cabale montée par le studio pour dissimuler ses relations conflictuelles avec la star.
Le temps qui passe, l’absence de maternité, la crainte d’être rattrapée par son passé difficile et l’instabilité de sa vie sentimentale pèsent sur l’actrice. Mais cette vérité était-elle encore valable durant l’été 1962 ?
En 1961, Marilyn est à la dérive. Après une série de difficultés professionnelles, son divorce d’avec Arthur Miller s’ajoute à ses déboires. L’alcool et les somnifères sont devenus les compagnons fidèles de ses nuits sans sommeil.
Prisonnière d’un personnage créé par les studios de cinéma, Norma Jean Baker a longtemps lutté contre son célèbre double. Mais, en 1962, aidée par la thérapie menée par le Docteur Greenson, Marilyn semblait enfin avoir fait la paix avec elle-même.
La scène de la piscine prise lors du tournage de Something’s got to give est encore ancrée dans les mémoires. En osant le nu intégral pour la première fois de sa carrière, Marilyn s’offrait la une de la presse internationale. Un formidable coup publicitaire que la Fox refusa d’exploiter, empêtrée dans le tournage pharaonique de Cléopâtre avec Elizabeth Taylor.
En devenant propriétaire pour la première fois, Marilyn, l’ancienne orpheline ballottée de foyers en centres de placement, espérait enfin trouver la stabilité. Une quiétude dramatiquement interrompue dans la nuit du 4 au 5 août 1962.
Dans l’impossibilité d’interrompre le tournage de Cléopâtre, les dirigeants du studio trouvent un bouc émissaire facile et s’acharnent sur la Blonde. Si nous croyons encore – à tort – que l’actrice était moralement et physiquement mal en point durant l’été 1962, c’est à cause d’une intense campagne de désinformation menée par la Fox.
C’est dans cette chambre, en attente de décoration, que le corps sans vie de Marilyn a été découvert. Un lieu – et un moment – clé, source de nombreuses manipulations. La police de Los Angeles a ainsi été prévenue de la mort de l’actrice seulement sept heures après son décès.
Cette fenêtre brisée est un des leurres destinés à valider la thèse du suicide. Le but ? Faire croire que Marilyn s’était enfermée dans sa chambre afin de mettre fin à ses jours. En réalité, comme la contre-enquête de ce livre le démontre, la porte de l’actrice n’avait pas de serrure.
L’accumulation de tubes au chevet de l’actrice relève de la même tricherie. Cette fois, il s’agit de renforcer l’idée qu’elle surconsommait des médicaments. Or la plupart des prescriptions photographiées ici datent de plusieurs mois, et certaines concernent de l’aspirine et des vitamines. De plus, en 1962, Marilyn avait entamé avec succès une cure de désintoxication.
Eunice Murray était la dame de compagnie de Marilyn. Mais aussi la seule personne présente au domicile de la star lors de sa mort. Un personnage essentiel qui, avant de mourir à son tour, a livré une confession dramatique à un de ses proches.
L’autopsie du cadavre de Marilyn par les services du Coroner de Los Angeles est une pièce capitale du dossier Monroe. Les conclusions du docteur Noguchi permettent de tordre le coup à de nombreuses rumeurs mais aussi d’expliquer avec certitude la manière dont la star est décédée.
Premier ouvrage consacré au décès de Marilyn Monroe, le livre de Frank Capell est avant tout un pamphlet politique visant Robert F. Kennedy. Épaulé par J. Edgar Hoover, le patron du FBI, Capell y accuse l’Attorney General d’avoir orchestré la disparition de l’actrice. Une affirmation désormais reprise dans la majorité des textes consacrés à la star.
John, Robert et Marilyn… un triangle au coeur du mystère Monroe dont il fallait sonder la solidité. Mais, au final, le mythe s’effondre. Car la nature des relations entre les Kennedy et la Blonde atomique est très exagérée.
Plus de quarante-cinq ans après son décès, Marilyn demeure au Panthéon de la gloire. Son énigmatique disparition et sa beauté figée à jamais dans le temps sont les facteurs essentiels de cette populaire longévité. La révélation de son dernier secret devrait plus que jamais amplifier le mythe.