A vous de jouer !

Le 18 novembre dernier, les éditions Flammarion publiaient Toxic Food : Enquête sur les secrets de la nouvelle malbouffe. Le livre reprenait le flambeau d'un combat débuté il y a bientôt trois ans avec la sortie de Toxic.

Et comme alors, Toxic Food vient de se heurter au terrible mur de l'indifférence des médias Français. Certes, il y a eu les relais habituels à mon travail auxquels sont venus s'ajouter un chat sur le site du quotidien Métro, un échange pétillant avec Karl Zéro et un débat tardif mais instructif chez Fréderic Taddei dans Ce Soir ou jamais sur
France 3.

Mais rien de plus. Ou presque.

Les raisons sont toujours les mêmes.

D'abord, un appétit grandissant pour "l'information" people. Ainsi désormais, lorsque l'on n'interroge pas les people, on parle des people comme l'on regarde son nombril : sans fin. Un livre d'enquête sur les maladies liées à notre alimentation moderne ? Pas assez glamour, Coco !

Ensuite, personne ou presque aujourd'hui ose s'opposer à la première industrie mondiale : l'agro-alimentaire. Pourquoi ? Parce que de fait, elle est aussi le premier annonceur publicitaire de la planète. Très clairement, Toxic Food dévoile un système qui est à la base de l'équilibre financier de la presse et de la télévision. Et donc, peu
importe que ce système nous tue à petit feu, du moment qu'il les fait vivre, eux.

Enfin, à un moment où il n'a jamais été aussi important de contrôler son image politique, Toxic Food dérange. Le livre révèle comment nos gouvernements ont peu à peu laissé notre santé et finalement l'avenir de nos enfants aux mains d'industriels dont les scrupules se mesurent à l'aune de la bonne forme d'une courbe boursière.

Alors, puisque de mon côté, j'ai répondu aux obligations liées à ma volonté de vous informer (et je compte bien continuer à le faire à chaque fois que l'occasion de m'exprimer me sera offerte. En commençant par le Québec lors de la sortie du livre, le 4 février prochain.), je viens vous demander de prendre le relais et, à votre tour, d'agir.

La bonne nouvelle est que les outils à votre disposition sont nombreux et, je le crois sincèrement, plus efficaces que n'importe quelle invitation sur un plateau de télévision.

Bien évidemment, et plus particulièrement en cette période de cadeaux, il vous est possible d'acheter Toxic Food. Pour vous ou pour l'offrir, que cela soit en ligne ou chez votre libraire, le livre est largement disponible.

Dans le même esprit, vous pouvez demander à votre bibliothèque municipale ou scolaire, de se procurer le livre afin de le rendre disponible au plus grand nombre.

Mais, ce vote avec votre porte-monnaie, n'est pas suffisant s'il reste un acte isolé. Avec modestie et sincérité, je crois que les révélations contenues dans Toxic Food doivent être largement propagées autour de nous.

Donc parlez du livre à votre famille, à vos amis, à votre entourage professionnel. Dans vos associations, au sein de vos syndicats et de vos partis politiques. N'oubliez pas également de poster votre avis sur mon travail sur les sites marchands comme celui d'Amazon ou de la Fnac. Un conseil de lecture faudra toujours mieux qu'une chronique télévisée.

Et puis, contre le silence médiatique, utilisons la puissance démocratique de l'internet.

Il suffit d'un clic pour reprendre ce texte et le faire à vos contacts. D'un autre pour la poster sur vos murs virtuels. Ou de quelques secondes pour lui offrir le cadre de votre statut sur Facebook.

Et de guère plus pour porter l'écho de ce combat sur vos blogs, dans vos forums, sur Wikipedia, Twitter, Myspace, Youtube, Dailymotion et Facebook...

Au delà de l'avenir de Toxic Food, de celui de notre alimentation, il en va, je crois, de celui de la qualité de notre information.

Une information non assujettie aux intérêts financiers des multinationales, libre du poids politique et indépendante de l'état de santé de nos people.

A vous de jouer !

Merci d'avance.

William

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4 commentaire(s)
06 mars23:40

Savoir c'est pouvoir

By France Lamontagne (non vérifié)

Bonjour,
Je viens d'acheter Toxic et, comme on dit, j'en ai eu pour mon argent! Après avoir lu 'Comment les riches détruisent la planète' l'année dernière, je suis vraiment submergée par l'horreur de la situation.
Depuis longtemps déjà, j'ai diminué ma consommation de viande. Mais là, c'est décidé, je suis désormais végétarienne. Et si mes amis me disent que je vais mourir de faim, je leur répondrai que j'aime encore mieux mourir de faim que mourir empoisonnée.
J'ai plus de difficulté à effectuer le passage vers l'alimentation bio. Surtout à cause du coût des aliments bio. Mais je vais faire des efforts certains dans ce domaine, surtout en ce qui concerne les produits laitiers et les oeufs que je veux continuer de manger.
Une chose est certaine, je vais faire un investissement de temps pour organiser mon potager de façon plus productive cette année. Vu que ce n'était jusqu'à maintenant qu'un passe-temps, je ne me préoccupais guère de maximiser ma production et de la protéger des ravages des écureuils et des marmottes. Je vais aussi m'organiser pour faire des conserves et congeler des produits de mon potager afin de réduire mes coûts en aliments bio durant l'hiver.
Ce n'est qu'à partir du moment qu'on se rend compte que nous ne sommes que de la 'chair à canon' aux yeux des compagnies agro-alimentaires que nous pouvons enfin agir. Seule la connaissance nous donne le pouvoir d'agir. Savoir c'est pouvoir.
Merci.
France Lamontagne, Montréal

05 mars08:26

Bravo et merci. J'ai le gout de jouer.

By René Arbour (non vérifié)

Monsieur Reymond,

Il y a deux points, au moins, que j'aimerais développer un peu. Souligner la qualité du travail d'information que vous avez fait. J'aimerais aussi vous parler un peu de ma perception de ce que nous pouvons y faire, puisque vous nous y invitez. J'aimerais en dire beaucoup plus, mais je me contiendrai et tenterai de ne dire que l'essentiel. Question de vous garder jusqu'à la fin. Ce devrait être relativement court.

Je suis un type de cinquante ans qui a grandi dans un milieu très modeste. Né à Montréal, le huitième d'une famille de huit enfants, j'ai appris plusieurs choses, certaines à l'école, mais l'essentiel, je crois l'avoir attrapé ailleurs.

Obèse, je faisais près de 120 kilos sur 1 mètre.77, l'an dernier, quand l'entreprise pour laquelle je travaillais m'a remercié pour mes services. Un poste de gestion dans une entreprise internationale. Ils procédaient alors à une mise à pied massive de quelques centaines de "membres". J'ai fait partie de la vague. C'est avec une quinzaine de kilos de moins que j'écris ceci.

Je me suis retrouvé libre de temps et ce temps, je l'ai en partie utilisé à approfondir mes connaissances, entre autres, sur le bien-être. Je m'investissais déjà depuis une trentaine d'années dans une démarche style yoga. Bon, à ce poids, ça peut faire sourire, mais quand même. Je me suis mis en contact avec des gens qui livrent à la maison, des aliments BIO, ici au Québec. Avec d'autres aussi qui tente de rendre cette bouffe appétissante, attrayante et même un peu "glamour". Je me suis inscrit à des séances de formations sur l'alimentation vivante. Ce que j'avais lu, sur le sujet, m'emmenait à croire qu'il y avait quelque chose là-dedans. Bien sûr, il y avait aussi ce petit "rappel interne" qui me disait que ce n'était que de la nourriture pour les chèvres. Que même les nutritionnistes la dénigraient, enfin pas tous, mais bon. Quand j'en parlais à mes gars, qui sont maintenant dans la vingtaine, j'étais à court d'arguments. Puis l'écoute d'une émission à la radio. Je prends en note le titre du livre; "Toxic food". Je me le procure et le lis. Le lie au reste. Ensuite bien sûr son prédécesseur "Toxic". J'en suis à peu près à la moitié de sa lecture.

Présentement, je suis un peu comme un adolescent, à me demander ce que je voudrai faire quand je serai grand, je brasse tout ça. Je ferai une proposition de partenariat aux gens que je connais, qui carburent à la bonne alimentation d'ici quelques jours. Je leur proposerai mes services pour développer une façon web, de servir leurs clients. Ils n'ont sans doute pas les budgets pour assumer un développement "technologie de l'information" de cette envergure. Un projet dans ce sens, tel que je l'imagine, pourrait sans doute en ressortir quand même. D'abord, une prise de conscience de masse ici, comme je l'ai fait moi-même. Une réorganisation du quotidien tenant compte d'une réalité que vous nous avez révélée. Ensuite pourquoi pas, pour ce groupe de jeunes bien formé, une vie de bataille avec les gros joueurs. Ceux qui m'ont induit le réflexe de croire que cette bouffe n'était que pour les chèvres.

Diffusion de l'information, en ayant pour base votre travail. On propose une alternative en démontrant que c'est "le fun". Parce qu'au départ, je le sais maintenant, le sens gustatif apprécie avec une meilleure note, la bouffe qui goute quelque chose. Quelques jours de pratique et ça y est, nos assiettes recommencent à offrir des moments de bonheur. Ce n’est pas si complexe! Puis une fois en place, combien de vies supplémentaires respirent encore?

Il me semble de mise de demander votre autorisation pour mettre de l'avant votre travail en appuis pour ma démarche. Bien sûr, toutes références que nous utiliserons seront notées. Bien qu'il ne me soit pas possible en quelques lignes, de vous démontrer la transparence de ma démarche, je tiens à vous dire qu'à la lecture de votre travail, un soupçon de militantisme, dormant depuis trop longtemps en moi, à recommencer à me chatouiller. Ce que vous nous présentez est édifiant. Surtout qu'en extrapolant l'influence qu'a eue, sur mon alimentation, la gourmandise de nos patrons, j'en ai la chair de poule. Je remets toutes mes certitudes en question.

Enfin, je serais heureux si vous donniez suite à ce message. Peut-être pourrai-je contribuer à la diffusion de votre travail. De plus, vous pourriez surement me guider dans mes investigations précédant le choix des nouveaux partenaires qui nous solliciteront. Ceci bien sûr, si cela prend un peu d'ampleur. Comme je le souhaite.

Mon commentaire est finalement beaucoup plus long que prévu. Merci de l'avoir lu, si vous y êtes encore.

Au plaisir de suivre votre travail,
René Arbour

07 févr.23:51

toxic food

By bonsignore (non vérifié)

Bonjour à tous.livre trés instructif,mais la réalité est encore plus dramatique,la grande distribution à autant de responsabilité que l'industrie agro-alimentaire,dans l'obesité occidentale,souvent,ce sont les memes gros actionnaires dans les deux domaines.

09 janv.19:05

Articles sur votre livre

By Anonyme (non vérifié)

Un article sur votre livre a été publié sur agoravox:
http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/l-empoisonnement-de-l-al...

Et un autre sur les additifs alimentaires:
http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/les-additifs-alimentaire...